
De la complaisance au 20ème siècle du militant français fasciste Lucien Rebatet aux arborations de croix gammées allemandes et de portraits d’Adolf Hitler par des membres de la dite Division Martel, groupuscule français islamophobe d’extrême-droite et de son leader Léo Rivière-Prost alias « Gros Lardon », célèbre depuis le 27 novembre 2023 soit la date à laquelle celui-ci aurait organisé une ratonnade contre des supporters marocains, sans négliger le surnom affectif « tonton Dolfi » attribué par la famille Le Pen au Führer du Troisième Reich selon les dires de Pierrette Lalanne, mère de Marine Le Pen, une certaine forme de sympathie d’une part de la sphère nationaliste française à l’égard de l’ancien guide du Reich allemand est parfois observable.
Mais une dévotion à la cause identitaire française ainsi qu’une seconde similaire au Führer du Reich allemand sont-elles vraiment compatibles ?
Si l’on rétablit subtilement le contexte historique et civilisationnel/religieux de la thématique, la réponse est évidemment non.
La matrice historique et civilisationnelle
Premièrement et d’après le narratif nationaliste français, rappelons que la base pérenne, soit la matrice civilisationnelle et culturelle de la France, serait avant tout chrétienne catholique et ce, depuis la période précédant la fondation du royaume barbare franc par Clovis, ayant eu recours à l’introduction du christianisme nicéen (dont le catholicisme n’est autre qu’un sous-produit voir un synonyme) dans l’univers politique et sociétaire, ce qui a ainsi permis une alliance des Gaules sur les ruines de l’Empire Romain d’Occident… converti lui-même au christianisme en 381, par le biais de l’édit impérial de Thessalonique, promulgué par l’empereur Théodose dans un but évidemment rationnel et opportuniste : l’Empire romain polythéiste souffrant d’un déclin interne nourrit une certaine hostilité considérable d’une majeure partie des peuples et nations à l’encontre des élites corrompues de Rome qui jusqu’alors parvenaient à se maintenir au pouvoir à l’aide de stratégies machiavéliques et messianiques tirant leurs racines au sein des différentes religions polythéistes de l’époque.
La figure héroïque et résistante de Jésus-Christ ayant contribué à une lutte politique contre la domination de cet Empire décadent en terre de Palestine aurait à long terme séduit un considérable nombre de populations sous tutelle des empires romains d’occident et d’orient, ayant par la suite incité, afin de relativement garantir le consentement de soumission des populations et leur légitimité à gouverner, leurs autorités (Théodose en Occident et Constantin en Orient) à placer un genoux à terre face au christianisme que ces dernières persécutaient jusqu’alors par crainte d’un risque de « déromanisation » sur le moyen terme.

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